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Cette saison encore, il y a avait deux dates à ne pas manquer, le 18 mai et le 15 juin ! Au musée, deux comédiens et un musicien ont interprété avec humour et dérision des petites pièces " exclusives " - entièrement imaginées par Blandine Beaumont.

Batailles, dispute royale et légendes étaient au menu de ces deux après-midi !

Pour vous donner envie de venir ou de revenir aux prochains " rendez-vous contes ", quelques extraits :

"Rendez-vous contes !" 2014
"Rendez-vous contes !" 2014
"Rendez-vous contes !" 2014
"Rendez-vous contes !" 2014
"Rendez-vous contes !" 2014
"Rendez-vous contes !" 2014
"Rendez-vous contes !" 2014

François 1er et le désastre de Pavie

Bonnivet : (assis l’air épuisé et blasé) Et voilà nous sommes le 17 mai 1525 … Loin de mon Anjou natal je combats encore et encore auprès de mon roi François 1er qui s ‘entête à affronter l’Empereur Charles Quint afin de conquérir le Nord de L’Italie . Quand revoiray-je, hélas, de mon petit village fumer la cheminee, et en quelle saison revoiray-je le clos de ma pauvre maison, qui m'est une province, & beaucoup davantage ? Les rives de Loire, l’ardoise fine, la douceur angev...

François 1er : (plein d’entrain et de motivation surgit) La douceur angevine, le bon vin et patati et patata… Allons donc Chevalier Bonnivet ! (il lui tape le dos) je vous sens bien nostalgique dès potron-minet ! Ressaisissez-vous la victoire est proche ! Cela fait un bon mois que nous…

B : (il le coupe, l'air désolé) Quatre mois Sire ! Quatre mois que nous vivons dans cette boue et cette poussière et …

F : Ha ! Quatre mois déjà ? Je ne vois pas le temps passer ! Nous sommes tellement occupés avec ces maudits espagnols hahaha

B : et les suisses Sire ! les suisses ! Combien des nôtres ont –ils massacrés ?

(...)

F : le succès de la bataille de Marignan va-t-il se reproduire ? Oui je le crois !!!!!!!!

 

Un bal pour dispute

La reine est dans sa chambre, à sa coiffeuse. Le roi débarque, en panique, affolé.

Le Roi et la Reine alterne disputes et réconciliations

Roi : - Ha quel malheur ! Quel malheur ! Qu’ai-je fait pour mériter pareil sort ? Je ne comprends pas ! Quel malheur ! Nous sommes perdus !!!!!!!!! (il s’arrache les cheveux, tourne en rond)

Reine : - (beaucoup plus tranquille, en train de se coiffer/pomponner) Mais que vous arrive-t-il une fois de plus ? Il faut toujours que vous soyez dans mes jupons à vous agiter pour un oui ou pour un non ! Ne pouvez-vous pas rester un peu tranquille ?

Roi : - Quel malheur ! Nous sommes dans une situation DRA-MA-TI-QUE ! (il crie)

Reine : - Enfin ! Majesté veuillez baisser d’un ton ! Vous êtes dans la chambre de votre reine et non pas chez le poissonnier ! Arrêtez de brailler ! Pensez-vous que je puisse me préparer correctement avec une telle agitation ? Enfin Sire! Dois-je vous rappeler que nous donnons un bal ce soir ? Voulez-vous que j’apparaisse aussi mal apprêtée qu’une simple baronne ! A ce bal sera grandiose ! J’entends déjà la musique …( elle fredonne, fait quelques pas)

Roi – Un bal ? Ce soir ? Nous donnons un bal ? A nos frais ?

Reine : - Oui Monsieur le Roi ! Nous donnons un bal ! Nous donnons un bal chaque samedi pour mémoire ! Et oui à nos frais ! Il ne manquerait plus qu’on fasse payer l’entrée ! En voilà une idée farfelue ; êtes-vous malade ? Voulez-vous que nous appelions nos docteurs ? (elle met sa main sur son front pour prendre sa température)

Roi :- (il la repousse) Mais non voyons je suis en parfaite santé ! Mais hélas nous ne pouvons en dire autant du royaume de France !

Reine : - Le royaume de France en mauvaise santé ? Que me chantez-vous là ? Le royaume va bien : Regarder le temps est magnifique, les récoltes sont bonnes et la préparation de notre bal se passe merveilleusement bien. Je ne vois pas de quoi se plaindre.

Mais j’ai compris, je vous connais : votre tempérament maussade prend le dessus une fois de plus. Vous me faites une petite déprime printanière. La prochaine fois que nous verrons Nostradamus nous lui demanderons une potion d’optimisme. C’est exactement ce qu’il vous faut. Et cela passera comme c’est venu. Maintenant laissez-moi en paix et allez donc jouer au jeu de paume ou faire un partie de chasse. Nous nous verrons au bal. (au public : et c’est bien assez ! )

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