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lucie130.jpg   Madame Lucie Lachapelle, lauréate du concours littéraire organisé par France Québec était cordialement invitée au Musée Joachim Du Bellay mardi 20 mars 2012, par les associations des Amis du petit Lyré et Loire Mauges Québec pour présenter son 1er roman intitulé « la Rivière Mékiskan ».

 

 

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L’association Loire Mauges Québec, née en 2009 essaie par l'intermédiaire d’activités proposées au  niveau national de faire partager "son amour" pour la belle province à tous les niveaux. Le prix littéraire France Québec récompensant un ou une auteur(e) Québécois(e) a été mis en place en 1998.


Un accueil chaleureux lui a été réservé, le Musée se parant pour l’occasion de drapeaux  Québécois…

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Voici le texte d’allocution de Mme Cécile Hérissé, présidente des amis du Petit Lyré :

 

    « Les Amérindiens ne s’exprimaient pas en français à cette époque-là et vraisemblablement parlaient en langue crie dont vous nous avez livré, Madame, quelques mots dans votre roman, nous  guidant sur la Rivière Mékiskan, comme des bébés portés dans des tiknagans. Les tiknagans ou tikinagans, retenez bien ce mot, seraient, chez nos amis québécois d’hier, de superbes porte-bébés en bois, richement décorés de motifs floraux et animaliers, afin de lier l’enfant à son environnement.

Nous vous avons suivi, Madame dans votre pays, le Québec d’hier et d’aujourd’hui et avons apprécié votre amour pour le français, votre ténacité à défendre votre langue, à l’instar de Joachim Du Bellay et votre amour et respect pour vos racines amérindiennes.

    Merci !

    Permettez-moi Madame de vous souhaiter la bienvenue au Petit Lyré, par le biais d’un sonnet (Du Bellay oblige !).

 

Les Amis de Lyré sont honorés, Madame,

D’accueillir au Musée « Rivière Mékiskan »,

Votre premier roman, plaidoyer éloquent

Pour les Amérindiens dont vous dévoilez l’âme.

 

D’un fait, dit fait-divers, vous révélez un drame,

Non seulement privé, touchant un délinquant,

Mais aussi culturel, opposant en deux camps

Blancs et Indiens, clamant, pour leur pays, leur flamme.

 

Dans l’eau glacée d’un ru, vous filmez en miroir,

Sombre et lumineuse, collée à son terroir,

La vie d’un gars des bois dont nous parvient l’image.

 

Merci pour ce voyage, en français élégant

Et en langage « cri *», portés en « tiknagan** »,

Dans la pensée d’autrui, sur un lointain rivage.

 

Cécile Hérissé

Présidente des Amis du Petit Lyré

- 20 mars 2012 -

 

 

« J’honore tout le monde & ne fâche personne :

Qui me donne un salut, quatre je lui en donne. » 

Les Regrets LXXIV Joachim du Bellay

 

 

* Le cri est une langue algonquienne parlée par les Cris. Le cri avec l'innu-aimun, l'atikamekw et le naskapiforment ensemble une chaîne dialectale du golfe du Saint-Laurent jusqu'aux montagnes Rocheuses. La langue crie est la langue amérindienne la plus parlée au Canada mais souffre de la prédominance de l'anglaiset du français.

** Le Tikinagan ou tiknagan, porte-bébé en bois est en quelque sorte, le landau commun à tous les peuples Amérindiens. Porté sur le dos, il joue à la fois le rôle d'un lit d'enfant et celui d'une poussette. Généralement richement décoré au dos de motifs floraux ou animaliers qui ont pour but de créer un lien entre l'enfant, l'animal et la nature, le tiknagan permettrait ainsi de le fortifier de l'inspirer et de le protéger.

 

 

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